La première est sa fréquence qui fait de ce cancer en association avec celui du côlon le deuxième axe prioritaire de santé publique avec le cancer du sein. Le chapitre sur l'épidémiologie montre l'évolution de son incidence, les modes de dépistage et comment la survie s'est améliorée progressivement au cours du temps. Les progrès de l'imagerie, notamment de l'IRM, ont bouleversé la prise en charge des cancers du rectum. Le chapitre sur l'imagerie préopératoire montre comment on peut prévoir l'histoire naturelle de la maladie, grâce à une corrélation de plus en plus étroite entre les coupes radiologiques et les coupes histologiques de la tumeur.
On peut désormais pratiquement prédire ce que doit être le geste chirurgical, donc ce que sera la pièce opératoire et ainsi anticiper le pronostic du patient. Ceci ouvre la possibilité de proposer dans le futur des traitements à la carte. Le chapitre sur la radio-chimiothérapie préopératoire est cependant là pour rappeler les grands principes en oncologie. La diversité de la prise en charge au niveau régional ou national, comme en témoigne l'étude de l'AFC, impose de ne rien laisser au hasard et de proposer un traitement optimal pour les sujets à risque. Les tumeurs localement avancées doivent donc toujours être traitées en préopératoire, car si on pense que la chirurgie sera bien faite, on ne peut en être certain.